06/02/2015

Yanis Varoufakis "superstar" au côté d'Alexis Tsipras

Athenians_in_the_First_Pro_Gov.jpg

5 février 2015, place Syntagma, 

Pour la première fois depuis des années, des Athéniens par milliers manifestent pour le gouvernement. 

Pour la première fois depuis des années, pas de police, pas de clôtures de protection.

Organisée via les réseaux sociaux, cette manifestation s’est tenue au centre d'Athènes devant le parlement. Il y a quatre ans, à l'été 2011 le mouvement d'inspiration espagnole des «Indignados» avait réuni sur cette même place des milliers de manifestants contre les mesures d'austérité.

A nouveau, les manifestants demandent l'abolition des politiques d'austérité imposées à la Grèce. Rassemblés devant le Parlement, ils soutiennent les efforts du nouveau gouvernement anti-austérité de SYRIZA pour renégocier la dette du pays. La plupart des slogans étaient dirigés contre la chancelière allemande Angela Merkel et le ministre des Finances Wolfgang Schäuble, qui rencontrait plus tôt dans la journée à Berlin son homologue grec Yanis Varoufakis. Les deux ministres ne sont pas parvenus à un accord sur l'avenir du programme de sauvetage de la Grèce.

Avec le Premier ministre Alexis Tsipras, la nouvelle « super star » Yanis Varoufakis était le favori des manifestants.

L’appel à manifester pacifiquement sur la place Syntagma contre la décision de la BCE de ne pas accepter les obligations grecques comme garantie de prêt, déclarait notamment « Le Président Draghi de la Banque centrale européenne (BCE) a choisi  de jouer à nouveau le jeu de Merkel et de faire chanter le peuple grec et le nouveau gouvernement grec».

A relever, l’absence totale de policiers. Pour la première fois les manifestants pouvaient atteindre la Tombe du Soldat Inconnu et l'escalier menant au Parlement. La clôture de fer installée depuis des années a été supprimée par le nouveau gouvernement. Des manifestations pacifiques similaires ont eu lieu dans d'autres grandes villes grecques.

05/02/2015

Varoufakis, aujourd'hui ministre grec des Finances, prévoyait fin 2014 les menaces de la BCE contre Syriza et la ferme volonté à lui opposer

http://www.okeanews.fr/20150205-varoufakis-predisait-les-menaces-de-la-bce-en-decembre-dernie
r

Suivre attentivement la politique du gouvernement Syriza, soutenir la volonté et les espoirs du peuple grec, voilà qui nous concerne tous. Ce blog comportera donc des informations importantes à ce sujet. Ce soir 5 février des milliers de Grecs à Athènes, et dans le pays tout entier, sont descendus dans la rue, pour exprimer leur soutien à sa politique sociale, pour le soutenir dans ses négociations face à l'Europe. Est-il prêt fae aux ogres de la finance? Voilà ce qu'en disait le 9 décembre Varoufakis. Il est aujourd'hui ministre des finances.

Varoufakis.jpg5 février 2015

 

La BCE a annoncé mercredi 5 février qu’elle cessera d'accepter les titres de la dette grecque comme collatéraux à partir du 11 février, ne laissant au pays que l’aide de liquidité d’urgence (ELA), ce qui limite grandement ses possibilités de financement.

Le 9 décembre 2014, dans un entretien accordé à la chaîne privée Ant1, Yanis Varoufakis, aujourd'hui ministre de l'Economie, avait prédit qu’un potentiel gouvernement Syriza serait confronté à des menaces de la BCE, par le biais de l'accès aux liquidités :

Si Syriza n’est pas disposé à faire face à la menace de la BCE concernant la fermeture des distributeurs de billets, et de dire au président de la BCE Mario Draghi que celui-ci n’a pas le droit de placer un gouvernement nouvellement élu sous cette menace purement dictatoriale et arbitraire, qui n’est prévue par aucun traité européen ni par le statut de la BCE, et de lui raccrocher au nez, alors il n’a aucune raison d’être élu !

Les gens doivent se préparer à la probabilité d’une telle menace de la part de la BCE, car celle-ci y a déjà eu recours en 2009 en Irlande ; elle l’a déjà fait à Chypre, elle l’a fait ou laissé entendre qu’elle le ferait à la Grèce en juin 2012. Nous savons, depuis le cas de l’Irlande, que la BCE décroche le téléphone et menace un gouvernement élu de fermer les distributeurs de billets.

 

Angela Merkel et Wolfgang Schaüble ont un simple objectif : si Syriza participe à un nouveau gouvernement, ce gouvernement sera écrasé de manière à ce que, dans l’espace d’une semaine, il souscrive à la logique du 3e mémorandum. Ils préfèrent que ce soit un nouveau gouvernement qui l’applique, en l’intimidant dès les premiers jours ou les premières semaines de son mandat.

IL FAUT APPUYER LA POLITIQUE ANTIRACISTE DE SYRIZA

http://www.hebdo.ch/les-blogs/amarelle-cesla-le-dessous-d...

25 JANVIER 2015. POLITIQUE MIGRATOIRE DE SYRIZA: UNE NOTE D'ESPOIR


Extrait de la déclaration programmatique d’Alexis Tsipras pour une réforme en profondeur de la politique migratoire européenne: 

"L’espoir d'une vie meilleure est une aspiration des êtres humains qui ne pourra jamais être entravée. Les frontières sont un obstacle pour les droits humains et non pour les personnes. Tant que l'écart de revenu et de perspectives restera aussi grand ou s'élargira entre les pays d'origine ou de transit et l'Union européenne, l'immigration vers l'Europe se poursuivra sans relâche.

L'Union européenne doit mettre en œuvre une double solidarité: à l’extérieur, vers les pays d'émigration, et en son sein, avec une répartition équilibrée des immigrants en Europe. En particulier, l'Union européenne devrait prendre l'initiative d’une relation nouvelle avec les pays d’émigration, en améliorant l'aide à leur développement, en renforçant leurs propres capacités de développement en agissant pour la paix, la démocratie et la justice sociale.

Parallèlement, l'Union européenne doit changer son architecture institutionnelle en matière d’immigration et d'asile. Nous devons assurer la protection des droits humains fondamentaux sur l'ensemble du territoire européen, nous devons planifier immédiatement des mesures efficaces pour secourir les migrants en pleine mer, mettre en place des centres d'accueil aux points d'entrée, et adopter une procédure légale et un nouveau cadre juridique, qui règle effectivement et justement l'accès des immigrants à tous les pays de l'UE, de manière correcte et proportionnelle, en tenant compte, autant que possible, de leurs propres désirs.

Le financement de l’Union européenne doit être attribué en fonction de tels objectifs. Les récentes tragédies de Lampedusa et de Farmakonisi montrent clairement combien le Pacte européen sur l'immigration et l'asile que le règlement Dublin II [règlement (CE) n ° 343/2003 et le règlement (UE) 604/2013] doivent être immédiatement révisés.

Nous combattons la «forteresse Europe» qui nourrit la xénophobie, le racisme et le fascisme. L’Europe que nous voulons doit devenir une forteresse imprenable pour l'extrême droite et le néo-nazisme ".

 

http://www.okeanews.fr/20150128-la-nationalite-pour-les-e...

28 JANVIER 2015. LA NATIONALITÉ POUR LES ENFANTS D'IMMIGRÉS NÉS EN GRÈCE



La ministre chargée de la politique migratoire Tassia Christodoulopoulou, a réaffirmé la volonté du nouveau gouvernement d'accorder la nationalité grecque aux enfants de migrants nés en Grèce, qui se retrouvaient parfois de fait apatrides.

 

Cette mesure pourrait s'élargir à ceux qui ne sont pas nés en Grèce mais qui sont arrivés très jeunes et ont suivi leur scolarité en Grèce.